20h30
Séraphine
de Martin Provost, avec Yolande Moreau, Ulrich Tukur, Anne Bennent, Geneviève Mnich, Nico Rogner
En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il aperçu une petite toile peinte sur bois et fut surpris d’apprendre que l’auteur n’est autre que Séraphine. S'instaure alors une relation poignante et inattendue entre le marchand d'art d'avant-garde et la femme de ménage visionnaire.
Le portrait d’une
femme poignant, joué
par Yolande Moreau au
sommet de sa forme,
qui peint car son ange
gardien le lui a
demandé.
Un petit bijou qui
n’a d’égal que le talent
de Séraphine.
Son itinéraire de femme
blessée est aussi fort que celui d’une Camille Claudel. Une incarnation en douceur, presque mystique, portée
par la mise en scène aérée de Martin Provost, qui laisse
longuement respirer ses plans, comme
des tableaux vivants. Le ilm est sobre, épuré
à l’extrême, à l’écoute, dénué de pathos, de sensiblerie,
d’émotion facile et mis en valeur par la forte présence de Yolande Moreau.
Salué par 7 Césars dont celui de la meilleure actrice pour Yolande Moreau